"I am Europe de Falk Richter", mise en scène de l’auteur, avec Émilie Berry au premier plan (Le Centquatre, Paris, 2017) © Jean-Louis Fernandez

L’Europe dans tous ses états

Le dernier Richter
par Revue PARAGES, un article de Nils Haarmann, traduction Anne Monfort
Théâtre
GRAND ANGLE

Nils Haarmann est dramaturge et traducteur. Il collabore depuis plusieurs années avec l’auteur et metteur en scène allemand Falk Richter. Dans ce texte traduit par Anne Monfort, initialement publié dans le cinquième numéro de Parages, la revue du Théâtre National de Strasbourg, l’auteur revient sur la place centrale qu’occupe l’Europe, ses tensions et ses contradictions dans l’œuvre de Richter. 

Diagnostic d’un contexte

Qu’il s’agisse de la crise monétaire et financière, de la dette, des États au bord de la faillite ou de ce qu’on appelle la « crise migratoire », ces derniers temps, en Allemagne, le mot « crise » est systématiquement employé sur un ton catastrophiste par les personnalités politiques, les journalistes, et l’ensemble de la société. D’un autre côté, beaucoup de pays européens se sont ouverts, sont devenus plus libéraux. Le fossé s’est creusé entre les pauvres et les riches, populations et États confondus. Un système économique néolibéral effréné n’a cessé de diviser les sociétés européennes en gagnants et en perdants, entraînant une érosion des sentiments de solidarité et d’appartenance. Dans la foulée, une idéologie réactionnaire, qu’on croyait morte et enterrée, délégitimée par les catastrophes des deux guerres mondiales, est réapparue avec son cortège de vieux fantômes : le nationalisme, le racisme, l’homophobie et les discriminations identitaires. L’« identité » est devenue un mot d’ordre au nom duquel on fustige, on hait, voire on exerce une violence physique. Cependant, le nombre d’individus dont la vie et les origines correspondent aux idéologies identitaires prônées par les nouvelles droites et les fondamentalistes chrétiens diminue.

Une vague de violence raciste s’est déclenchée durant l’été 2015, lorsque le gouvernement allemand a décidé d’ouvrir rapidement les frontières aux réfugiés. Un discours xénophobe, nationaliste, qui couvait depuis longtemps de façon marginale dans les commentaires sur Internet, les médias de droite, la rue, chez les politiques, a pris une place centrale dans la société, avec un succès surprenant. Des représentations théâtrales, des rencontres / débats publics et des lieux où s’exerce la liberté d’expression ont pu être attaqués par « Alternative pour l’Allemagne 1», un parti qui enregistrait soudain des résultats électoraux à deux chiffres, par les « Européens patriotes contre l’islamisation de l’Occident 2», présents lors de manifestations dans de nombreuses villes allemandes, et par les « identitaires » qui se présentent comme une nouvelle contre-culture, plutôt jeune. Les discours de ces mouvements s’appuient sur de vieux concepts discriminatoires, tels « le sang et le sol », la famille traditionnelle, la race et le déterminisme biologique. Aux yeux d’une population étonnamment nombreuse, ils ont réussi à donner de nouveaux contenus à ces vieux concepts et à remplir, avec des réponses simplistes, haineuses et discriminantes, le vide béant laissé par cette question : que propose l’Europe à part le libre marché ? Ces nouveaux nationalistes de droite invoquent volontiers les « valeurs chrétiennes occidentales » lorsqu’il s’agit de tracer des frontières, de prôner leur fermeture, de déprécier les autres cultures et de rejeter les supposés « étrangers ». La violence ne s’est pas exercée uniquement dans et par le discours : les statistiques criminelles du ministère de l’Intérieur ont dénombré 22 960 délits commis pour des motifs racistes au cours de l’année 2015, dont 1 029 contre des foyers de réfugiés, ces chiffres correspondant dans l’ensemble à une hausse de 35 % par rapport à l’année précédente. En 2016, cette criminalité raciste a augmenté pour atteindre 23 555 actes de violence commis par des extrémistes de droite. Avec des similitudes formelles dans le discours, et en pointant d’autres « ennemis », des groupes chrétiens fondamentalistes défendent depuis quelques années des modèles conjugaux et familiaux traditionnels. Ils dénigrent violemment la diversité des modes de vie et des pratiques sexuelles. La « Demo für Alle » allemande, comme son modèle français la Manif pour tous, appelle à des thérapies pour les homosexuels, les bisexuels et les transsexuels, à la suppression de leurs droits fondamentaux, lutte pour que les rôles féminins se réduisent à ceux de mère et de femme au foyer, et s’oppose à toute forme de famille qui ne corresponde pas à la norme « une mère, un père, trois descendants biologiques ». Ce type d’exclusion préconisée idéologiquement est aussi suivi de conséquences concrètes : en Allemagne, il y a eu, au cours des neuf premiers mois de 2016, 205 délits en lien avec l’orientation sexuelle des victimes, ce qui représente une augmentation de 15 % par rapport à l’année précédente.

D’un côté, le succès inattendu de l’idéologie d’extrême-droite traduit une crise culturelle de l’identité européenne. D’un autre côté, cette Europe n’est-elle pas de fait réductible à l’espace économique du libre-échange et d’une monnaie unique ? Dès lors, comment la définir ? Comment lui donner un sens et un contenu qui ne soient pas des idées purement réactionnaires ou capitalistes ? Ces questions se posent aujourd’hui avec urgence.

  • 1. Alternative für Deutschland (AfD) est un parti politique allemand fondé en février 2013 à Oberursel. Il est créé en réaction aux politiques économiques menées durant la crise de la dette de la zone euro. Plutôt considéré comme étant situé du côté de la droite conservatrice, voire de l’extrême-droite, il crée la surprise, lors des élections législatives de septembre 2013, en obtenant plus de 2 millions de voix, soit 4,7 % des suffrages. Il entre finalement au Bundestag en septembre 2017 avec un score de 12,6 %.
  • 2. Patriotische Europäer gegen die Islamisierung des Abendlandes (abréviation Pediga) représente un mouvement de droite populiste, agissant contre l'immigration islamique en Allemagne. Pour protester contre la politique d'asile du gouvernement, le mouvement, depuis octobre 2014, manifeste chaque semaine dans un parc de la ville de Dresde.

Genre, famille, appartenance : notions pour une mise au travail

En 2014 et 2015, le festival de théâtre de Venise3 invite Falk Richter à diriger des masters classes d’une semaine. Nir de Volff4, chorégraphe, et moi, dramaturge, sommes engagés sur ce travail. L’intention artistique est d’interroger les notions d’identité et de sentiment d’appartenance en réunissant un groupe de femmes et d’hommes, âgés de vingt à trente-cinq ans – danseur·euse·s, acteur·rice·s, performeur·euse·s –, venu·e·s de différents pays : Portugal, Italie, Grèce, Suède, Grande-Bretagne, Australie, Brésil, Belgique, Finlande, Allemagne, France, Croatie, Israël et Pays-Bas.

Quels modèles de couple, de famille et de patrie connaissent-ils ? À quoi ressemblait le mariage de leurs parents ? Comment les rôles entre père et mère étaient-ils répartis dans leur enfance ? Quelle place occupe l’Europe dans leur vie ? Que signifie-t-elle pour eux ? Que signifie la patrie ? Quel avenir imaginent-ils ? Les performeur·euse·s se confrontent très intimement à ces interrogations. Ils discutent, improvisent, se livrent sur scène à des jeux de questions-réponses. Des termes comme « patrie » ou « famille » ont des significations très différentes selon leur histoire familiale et personnelle : beaucoup ont grandi dans plusieurs pays ou ont des parents issus de deux cultures, voire davantage. Certains se reconnaissent bien dans la ville où ils ont choisi de vivre, d’autres dans la région où ils sont nés. Nombre d’entre eux travaillent un peu partout en Europe, parlent plusieurs langues, vivent dans des appartements Airbnb, et il est rare qu’ils restent longtemps au même endroit. On peut considérer que ces modes de vie, typiquement européens, sont ceux de privilégiés ; ainsi, aux yeux de l’actrice brésilienne ou du danseur israélien, l’Europe apparaît comme un îlot idyllique convoité par tous. Pourvue de grandes villes et des traditions les plus diverses, réunissant la culture et l’abondance, elle représenterait un espace aux possibilités et aux libertés multiples, y compris dans l’art et le théâtre – même si elle ne semble pas pour autant exempte de névroses. Les constellations familiales des performeur·euse·s semblent plus contrastées, moins durables, mais plus souples et libres que celles formées à partir des idéaux figés du fondamentalisme chrétien. Les relations amicales et sociales jouent un rôle plus important que les liens biologiques. La culture queer peut avoir une influence fondatrice dans certaines histoires personnelles et trouver sur scène une expression et une langue. On déconstruit avec humour les clichés nationaux, par exemple celui du « macho italien ». Autre exemple : dans un texte pour trois actrices – italienne, française, suédoise – on traverse, questionne et fustige les identités sociales que la société impose actuellement aux femmes.

En formant des images physiques – performances solos ou configurations de groupes qui se resserrent puis éclatent, se rapprochent puis s’éloignent –, la chorégraphie cherche à identifier et à interpréter les traces que les origines, l’appartenance culturelle et sociale, les histoires et les souvenirs personnels ont imprimé dans les corps.

Les textes écrits par les performeur·euse·s traduisent en images la complexité des origines et de la famille, complexité que les mots d’ordre discriminants des mouvements identitaires et des nouvelles droites rejettent en bloc : la contradiction, enfin permise, y trouve une place. Les performeur·euse·s interrogent leur origine, la travaillent, l’intègrent dans leur identité ou la dépassent de façon émancipatrice. Et ils regardent vers l’avenir. Par exemple, Tatjana Pessoa, autrice et metteuse en scène germano-helvético-belge d’origine portugaise, et son ex-petit ami Gabriel, performeur portugais, enfant d’immigrés qui a grandi en France, ont le projet d’élever un enfant avec le partenaire actuel de Gabriel, Luca, acteur italo-slovène qui participe aussi au workshop. À Venise est née la première version de « Letter to My Unborn Son », lettre où Gabriel, prenant en compte une Europe ébranlée par la montée en puissance des forces réactionnaires, ainsi que par le fanatisme, les changements climatiques et un désarroi croissant, envoie un message étonnamment optimiste à son enfant qui n’est pas encore né.

Falk Richter reprend et développe l’écriture de cette lettre pour l’inscrire dans sa création Città del Vaticano. La lettre de Gabriel donne à la pièce un point final plein d’espoir : pour un enfant qui n’est pas encore né, attendu depuis longtemps et absolument désiré, Gabriel dépeint un avenir riche de modèles de vie et de possibilités d’identités complexes, que nous sommes encore libres de choisir – une liberté qu’il faut toujours préserver et utiliser à bon escient :

There is not JUST ONE WAY, / there are so many possibilities and YOU HAVE TO CHOOSE, / and Mummy, Daddy and Daddy will help you to find your way, / the world is changing really fast here right now, you will have to deal with it. / Yeah, Daddy and his friends are planning such a complex world for you, / and we all hope that you will love it.

  • 3. La Biennale de Venise est depuis 1895, date de la première exposition d'art internationale, l'une des institutions culturelles les plus prestigieuses au monde. Dans les années 1930, de nouveaux festivals y voient le jour, consacrés à la musique, au cinéma et au théâtre (le festival de Venise en 1932 a été le premier festival de cinéma de l'histoire).
  • 4. Né en Israël, Nir De Volff commence à danser à l’école Bat-Dor de Tel-Aviv. Il danse pour plusieurs compagnies et est invité à participer à la pièce Viktor de Pina Bausch. Il crée ses premières chorégraphies au centre Suzanne-Dellal de Tel-Aviv. Il s’installe à Berlin en 2004 et travaille à la création de la compagnie Total Brutal, qui verra officiellement le jour en 2007 avec la première de la performance 3SOME. Les œuvres de la compagnie ont été vues partout dans le monde, notamment à Francfort, Groningue, Rotterdam, Moscou, São Paulo, Singapour, Bangkok et Prague.

"I am Europe – Ich bin Europa – Je suis l'Europe"

C’est à Venise également que Falk Richter a composé, lors d’un brainstorming, un texte intitulé Je suis l’Europe. Il tisse un motif qui sera repris dans les pièces FEAR5, Je suis Fassbinder6, Città del Vaticano7 et Safe Places8. Le principe est de donner la parole à l’Europe ; cette parole se déploie à travers une multitude de voix et de points de vue qui évoquent différentes époques, balayant autant l’histoire culturelle, les découvertes scientifiques, les titres de gloire, que les crimes les plus atroces contre l’humanité. Au moment où règne l’idée générale que l’Europe est en crise et en mal d’identité, les quatre textes la font parler à travers des récits de vie.

Dans FEAR, la parole est celle d’une femme européenne blanche, peut-être artiste, du nom de Lise. Celle-ci commence par évoquer l’héritage postcolonial et ses guerres, les ingérences de l’Europe, le trafic d’armes, l’exploitation des matières premières, le travail des enfants et le changement climatique. Sont mentionnés ensuite l’impérialisme forcené, l’expansionnisme, le désir démesuré de profit et de croissance, les génocides récurrents qui les accompagnent. Arrive enfin le moment contemporain qui concerne le spectateur d’aujourd’hui, dont cette Européenne pourrait être le parfait miroir : la position d’un être social à la fois privilégié et au bord du burn-out. Elle oscille de façon presque schizophrénique entre la peur panique de perdre ses richesses et l’envie naïve de ne pas gérer les conflits et la violence – elle veut se consacrer à l’art dans un espace protégé, analyser l’actualité via les médias sans y être confrontée –, elle aimerait prendre politiquement position contre l’exploitation du monde qui fait sa richesse et ses privilèges, mais elle ne peut pas le faire. La fin du texte est ouverte, laisse place à un désarroi complet : « I don’t know WHO I AM / I have no identity / There is a lot of FEAR. »

Dans Je suis Fassbinder, plusieurs locuteurs prêtent leur voix à l’Europe : Judith, Stan, Éloïse, Laurent et Thomas. Le texte obéit à une structure chorale. Des Européen·ne·s très différent·e·s apparaissent comme en gros plan. Ce sont des récits de vies individuelles, invisibles dans les médias et pendant longtemps sur les scènes de théâtre. Ces individus sont défavorisés, déclassés et déçus par une gauche qui n’a pas assumé sa mission de défense des non-privilégiés. Pour exemples : le jeune hip-hopper né en Belgique rejoignant Daech ; le jeune homme blond aux yeux bleus, célibataire et furieux, vivant encore chez ses parents à Bischwiller ; l’ancien militant de gauche du 5e arrondissement de Paris, quadragénaire, déçu par la politique ; ce jeune de quinze ans, habitant Montfermeil, sans argent, exclu du mode de vie des bourgeois cultivés, sympathisant avec le terrorisme ; l’actrice célèbre qui vit dans le luxe mais éprouve une profonde perte de sens et tente de l’anesthésier par les médicaments, les drogues et l’alcool. Ces différent·e·s. Européen·ne·s, qui dans le texte apparaissent divisé·e·s et irréconciliables, forment un assez large panorama d’individus où se reflètent de profonds contrastes sociaux et s’affrontent des idéologies de plus en plus conflictuelles. 

Dans Città del Vaticano, on entend la voix des différents extrémismes européens. Le mécanisme du bouc émissaire a une longue tradition en Europe et aujourd’hui, il se fait entendre dans la bouche des jeunes identitaires viennois, des fondamentalistes chrétiens, des adeptes du Front national comme dans celle des véritables politicien·ne·s nationalistes cité·e·s, explicitement ou non, dans le texte : Frauke Petry9, Viktor Orbán10, Jarosław Kaczyński11, Norbert Hofer12 et Heinz-Christian Strache13. La haine traverse les frontières et les époques, et les boucs émissaires changent : « LES MUSULMANS », « LE LOBBY HOMO » ou « LE COMPLOT FINANCIER JUIF ». Ces paroles de haine et leurs slogans simplistes finissent par contaminer le corps social :

STEFFEN : Je suis le Nous qui veut enfin haïr à nouveau.
JOHANNES : Je veux enfin pouvoir redire nègre.
CHRISTIAN : Je veux enfin pouvoir redire TARLOUZENÈGREMUSULMANSPOURRISMONGOLIENS FÉMINAZIEDEMERDE sans que la dictature d’opinion écolo-gaucho m’interdise de parler14.

Dans Safe Places, le personnage est présenté comme « la forteresse Europe ». Le texte dépeint ce que les murs de cette forteresse doivent protéger. Cela crée une image de rêve du continent : la grande culture européenne, le patrimoine, la haute couture et les marques de luxe adulées dans le monde entier, ses métropoles, la jet-set, le Festival de Cannes et les maisons royales où l’on fête encore des mariages en carrosse. Exactement ce dont le monde entier rêve : un espace de culture, de richesses, de traditions, de glamour, de promesses de bonheur, de rêves – « le rêve qui devient réalité », mais qui conserve ses richesses et en interdit l’accès aux autres. Cette Europe, pour maintenir la paix sur son territoire, exerce une violence à l’extérieur de ses frontières. Soi-disant civilisée, ayant certes aboli l’esclavage et connu les Lumières, elle invente et pratique de nouvelles formes plus subtiles et moins visibles d’exploitation et d’oppression qui sont justement le prix et la condition de cette « grande » civilisation.

Le texte I am Europe – Ich bin Europa – Je suis l’Europe traverse les pièces de Falk Richter créées entre 2015 et 2017, comme une réponse à un continent profondément divisé. En réaction à un contexte d’angoisse, de perte de repères et de désarroi, il met, dans ses différentes versions, le doigt sur les taches aveugles, les conflits non résolus, les plaies ouvertes. En tentant de définir l’identité européenne, il formule une réponse volontairement ouverte et complexe, fragmentaire, hésitante, autorisant ainsi de nouvelles questions et des contradictions. La quête de ce qu’est vraiment l’Europe doit se poursuivre, par le partage des voix et la liberté de parole.
 

  • 5. "FEAR", création à la Schaubühne de Berlin, octobre 2015.
  • 6. "Je suis Fassbinder", co-mis en scène avec Stanislas Nordey, création au TNS, mars 2016 ; "Je suis Fassbinder" (2016) /" Sept secondes" (2003), trad. A. Monfort, Paris, L’Arche Éditeur, coll. « Scène ouverte », 2016.
  • 7. "Città del Vaticano", création au Schauspielhaus de Vienne en coproduction avec le Festwochen de Vienne, mai 2016.
  • 8. "Safe Places", création au Schauspiel de Francfort, octobre 2016.
  • 9. Femme politique allemande, Frauke Petry fut de 2015 à 2017 codirigeante de l’AfD. Elle quitte le parti après son élection au Bundestag en septembre 2017.
  • 10. Viktor Orbán est un homme d’État hongrois. Il participe à la fondation du Fidesz-MPSZ, un parti chrétien-démocrate dont il prend la tête en 1993. Député depuis 1990, il est Premier ministre de Hongrie de 1998 à 2002, puis reconduit dans cette fonction en 2010, 2014 et 2018. Opposé à l'immigration, il déclare défendre la nation lors de la « crise migratoire » en Europe, ce qui lui vaut des accusations de populisme.
  • 11. Jarosław Kaczyński, homme politique polonais, fonde en 2001 avec son frère jumeau Lech Kaczyński le parti conservateur et eurosceptique Droit et justice qu’il préside depuis 2003. Il est président du Conseil des ministres de 2006 à 2007. Depuis 2015 et le retour au pouvoir de Droit et justice, bien qu’il n’occupe aucune fonction officielle au gouvernement, il est considéré comme le leader de la vie politique polonaise.
  • 12. Norbert Hofer est un homme politique autrichien. Membre du parti d’extrême-droite FPÖ (Parti de la liberté d’Autriche), il est vice-président du Parlement de 2013 à 2017. En 2017, il est nommé ministre des Transports et de l'Innovation au sein du gouvernement Kurz.
  • 13. Heinz-Christian Strache, homme politique autrichien, est président du FPÖ depuis 2005. Il est député depuis 2006 et vice-chancelier depuis 2017.
  • 14. "Città del Vaticano" de Falk Richter, extrait traduit par Anne Monfort pour "Parages".

[Nils Haarmann, dramaturge et traducteur / Traduction : Anne Monfort] 

Depuis 2009, Nils Haarmann travaille à la Schaubühne de Berlin où il a participé aux créations de Falk Richter, Katie Mitchell, Rodrigo García, Wajdi Mouawad, Friederike Heller, Peter Kleinert et Milo Rau. Il collabore avec Falk Richter pour ses créations et workshops à l’étranger.

Revue PARAGES
Parages, la revue du Théâtre National de Strasbourg Faire entendre la voix des auteur·rice·s, ces êtres-de-parages   Parages, revue de création et de réflexion consacrée aux auteur·rice·s contemporain·e·s, est fondée par Stanislas Nordey et conçue par Frédéric Vossier, co...